BIO (English / Français)
My artistic practice and projects are funded by the Netherlands with the support of the Mondriaan Fund
English (French below)
Short bio Jean-Baptiste Maitre (b. 1978) is a multidisciplinary artist, primarily a painter, who also works in animation film, digitally constructed photography, and ceramics. His current painting series, "Painting as Makeup," reinterprets ancient painted busts to explore contemporary identity construction, while his earlier series, "The Telephone is Killing the Cosmos," examines the intersection of digital and traditional still life techniques. His animated films dissect cinematic mechanics and reinterpret modern art, often drawing from historical events. In ceramics, he reinvents neon signage, questioning memory and media influence. Educated in Paris and the Netherlands, and having participated in prestigious residencies, Maitre has exhibited internationally, with works in major institutional collections.
Biography
Jean-Baptiste Maitre (b. 1978) is a multidisciplinary artist, primarily a painter. He works across animation film, digitally constructed photography, painting, and ceramics.His current painting series explores the relevance of the painting medium today while examining the theatricality of modern life, from social media personas to performed identities.
Painting His current series, "Painting as Makeup", reimagines portraits inspired by archaeological museum busts that were once painted but have lost their color over time. Maitre sees these faded figures as the starting point for theatrical characters representing archetypal social roles today, drawing inspiration from August Sander’s photographic typologies and Robert Musil’s The Man Without Qualities. He then creates portraits that reflect how we construct and mediate our identities online—whether through social media or news narratives.
His 2018 painting series "The Telephone is Killing the Cosmos" examines still life through a combination of digital and traditional techniques. By integrating scanning and printing with hand painting, the works explore how pictorial gestures, typically associated with human touch, can be replicated by digital vision, resulting in still lifes that raise questions about perception, and the interpretation of feelings.
Film His animated films examine the mechanics of cinema while crafting fragmented narratives inspired by modern events, whether drawn from the media or post-war art history. His videos spans a wide range of subjects, from episodes of the 2003 invasion of Iraq ( The Magic Vase) and comic strips from The New Yorker Magazine (Jokes), to cinematic reinterpretations of modern art. His weaving film series aim at translating into cinematic language the paintings by Hannah Hoch (Mandala Republique), Frank Stella (Shaped Cinema), Sol LeWitt (Camera Movements Following Circles And Arcs) Richard Aniuskewicz (RAIN CUHZASRK DIEWICZ) and sculptures by Robert Morris (Three L). He also experiments with site-specific video, such as envisioning an exhibition that does not exist (Sculptures at the Bonnefantenmuseum ).
Ceramics His ceramic works reinvent the neon sign, an art form that emerged in the 1960s and has since evolved into a widely recognized artistic trope.The phrases he selects for these ceramic neon signs come from diverse sources: cut-up text merging social media posts, interviews with tech CEOs warning of social media's psychological impact. He also uses recollections of iconic neon artworks by Joseph Kosuth, Bruce Nauman, and others, which he attempts to recreate from memory. One piece reconstructs a fragmented memory of a Dan Flavin work ("Dan Flavining Around"), while another references his cinematic project ("20 Men with 20 Vases"). Across these works, he explores the idea of the petrified thought—a neon sign that imitates the glow of neon light but remains unlit, existing solely as a representation of illumination.
Education Maitre received his degrees in Art History (Paris-Sorbonne University) and Fine Arts (Ecole des Beaux-Arts Paris) as well as in Studio Photography (Gobelins Ecole de l’Image, Paris). He was a researcher at the Jan van Eyck Academie in Maastricht and at the Rijksakademie van Beeldende Kunsten in Amsterdam. Maitre was an artist in residence at PiST Istanbul, The American Academy in Rome, Rose Residency Museo d'Arte Moderna di Bologna, Via Farini in Milan, Lo Schermo dell Arte Visio program in Florence.
Exhibitions and Collections Maitre has exhibited at P//////AKT platform for contemporary art (Amsterdam); Galerie 1M3 (Lausanne); Centre d’Art La Salle de Bains (Lyon); Wattis Institute for Contemporary Arts (San Francisco); Bonnefantenmuseum (Maastricht); Centre Pompidou (Paris); Eye Film Museum (Amsterdam); Museo d’Arte Moderna di Bologna (IT); De Nederlandsche Bank (NL); Live in Your HEAD (Geneve).
His works is part of the collections of the Stedelijk museum Amsterdam, the Centre Pompidou in Paris, Museo d’Arte Moderna in Bologna, Sammlung Philara in Düsseldorf, as well as the Dutch Central Bank and ABN AMRO Bank collections among others.
He is currently actively developing works with is partner the Egyptian-French artist Dina Danish.
Maitre is represented by Martin van Zomeren in Amsterdam and Rita Urso in Milan.
CV
Français
Courte introduction
Jean-Baptiste Maitre (né en 1978) est un peintre et artiste pluridisciplinaire travaillant le film d’animation, la photographie numérique, la peinture et la céramique. Sa série actuelle, *Painting as Makeup*, revisite des bustes antiques et des masques de theatres, afin d'explorer la construction contemporaine des identités, tandis que sa precedente serie *The Telephone is Killing the Cosmos* interroge la nature morte à travers des techniques hybrides. Ses films d’animation analysent les mécanismes du cinéma et réinterprètent l’art moderne, tandis que ses œuvres en céramique réinventent l’enseigne néon pour questionner la mémoire et l’influence médiatique. Formé à Paris et ayant participé à des résidences de renom (Jan van Eyck Academie, et Rijksakademie), il expose à l’international, et ses œuvres font partie d’importantes collections institutionnelles.
Bio détaillée
Jean-Baptiste Maitre (né en 1978) travaille à travers le film d’animation, la photographie construite numériquement, la peinture et la céramique. Sa série de peintures actuelle explore la pertinence du médium pictural aujourd’hui tout en interrogeant la théâtralité de la vie moderne, qu’il s’agisse des identités mises en scène sur les réseaux sociaux ou des rôles que nous jouons en société.
Peinture Sa série actuelle, "Painting as Makeup", réinvente des portraits inspirés de bustes archéologiques exposés dans les musées. Autrefois peints, ces sculptures ont perdu leurs couleurs au fil du temps. Maitre considère ces figures effacées comme un point de départ pour la création de personnages théâtraux incarnant des rôles sociaux archétypaux contemporains. Il puise son inspiration dans les typologies photographiques d’August Sander et L’Homme sans qualités de Robert Musil. Ses portraits explorent ensuite la manière dont nous construisons et médiatisons notre identité à travers les réseaux sociaux et les narrations véhiculées par les médias.
Sa série de 2018, "The Telephone is Killing the Cosmos", revisite la nature morte en combinant techniques numériques et traditionnelles. En intégrant le scan et l’impression à la peinture à la main, ces œuvres interrogent la manière dont les gestes picturaux, habituellement associés au toucher humain, peuvent être reproduits par la vision numérique, soulevant ainsi des questions sur la perception et l’interprétation des émotions.
Film Ses films d’animation explorent les mécanismes du cinéma en construisant des récits fragmentés inspirés d’événements contemporains, issus aussi bien des médias que de l’histoire de l’art d’après-guerre. Ses vidéos couvrent un large éventail de sujets, allant d’épisodes de l’invasion de l’Irak en 2003 (The Magic Vase) et de bandes dessinées du New Yorker (Jokes) à des réinterprétations cinématographiques de l’art moderne. Sa série de films cherche à traduire en langage cinématographique les peintures de Hannah Höch (Mandala République), Frank Stella (Shaped Cinema), Sol LeWitt (Camera Movements Following Circles and Arcs), Richard Anuszkiewicz (RAIN CUHZASRK DIEWICZ), ainsi que les sculptures de Robert Morris (Three L). Il expérimente également avec la vidéo in situ, imaginant par exemple une exposition qui n’existe pas (Sculptures at the Bonnefantenmuseum).
Céramique Ses œuvres en céramique réinventent l’enseigne au néon, un médium artistique apparu dans les années 1960 et devenu depuis un motif largement répandu. Les textes de ces néons en céramique proviennent de diverses sources : des fragments de textes issus des réseaux sociaux, des interviews de PDG du secteur technologique alertant sur les dangers psychologiques des médias sociaux, mais aussi des souvenirs d’œuvres emblématiques de Joseph Kosuth, Bruce Nauman et d’autres artistes qu’il tente de recréer de mémoire. Une pièce reconstitue un souvenir fragmenté d’une œuvre de Dan Flavin (Dan Flavining Around), tandis qu’une autre fait référence à son projet cinématographique (20 Men with 20 Vases). À travers ces œuvres, il explore l’idée de la pensée morte—une enseigne néon qui imite la lumière, mais qui reste éteinte, existant uniquement comme une représentation de l’illumination.
Formation et résidences Jean-Baptiste Maitre est diplômé en histoire de l’art (Université Paris-Sorbonne) et en arts plastiques (École des Beaux-Arts de Paris), ainsi qu’en photographie de studio (Gobelins, École de l’Image, Paris). Il a été chercheur à la Jan van Eyck Academie de Maastricht et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Il a également été artiste en résidence à PiST (Istanbul), à l’American Academy in Rome, au Museo d'Arte Moderna di Bologna (Rose Residency), à Via Farini (Milan) et au programme Lo Schermo dell’Arte Visio (Florence).
Expositions et collections
Ses œuvres ont été exposées au P//////AKT (Amsterdam), à la Galerie 1M3 (Lausanne), au Centre d’Art La Salle de Bains (Lyon), au Wattis Institute for Contemporary Arts (San Francisco), au Bonnefantenmuseum (Maastricht), au Centre Pompidou (Paris), à l’Eye Film Museum (Amsterdam), au Museo d’Arte Moderna di Bologna, ainsi qu’à De Nederlandsche Bank (Pays-Bas) et Live in Your HEAD (Genève).
Ses œuvres font partie des collections du Stedelijk Museum (Amsterdam), du Centre Pompidou (Paris), du Museo d’Arte Moderna di Bologna, de la Sammlung Philara (Düsseldorf), ainsi que des collections de la Banque centrale néerlandaise et de la ABN AMRO Bank.
Jean-Baptiste Maitre est représenté par Martin van Zomeren (Amsterdam) et Rita Urso (Milan).
CV